Passer au contenu principal

Numis43

Expert en achat d’or à Yssingeaux – Numis 43

La plupart des gens qui poussent la porte de notre boutique n’ont jamais vendu d’or de leur vie. Ils arrivent avec une boîte à biscuits, une enveloppe kraft ou un sachet de congélation, et la même question dans le regard : est-ce que ça va être compliqué, et est-ce que je vais me faire avoir.

Alors autant décrire les choses telles qu’elles se passent réellement, du moment où vous entrez jusqu’au virement.

Ce que vous devez apporter

Une pièce d’identité en cours de validité. Ce n’est pas une formalité de confort, c’est une obligation légale sans exception possible : carte nationale d’identité, passeport ou titre de séjour. Sans ce document, nous ne pouvons pas ouvrir la transaction, même pour une alliance à trente euros. Un client qui l’a oubliée repart et revient, c’est tout, mais autant l’éviter.

Vos objets, ensuite. Tels quels. Vous n’avez rien à trier, rien à séparer, rien à préparer.

Et surtout, ne nettoyez rien. C’est le conseil qu’on répète le plus souvent et celui qu’on nous suit le moins. Pour un bijou destiné à la fonte, un coup de chiffon ne change strictement rien à la valeur, donc ça ne coûte rien. Mais pour une pièce de collection, c’est autre chose : un napoléon poli ou frotté au produit perd sa patine, et avec elle une partie de sa valeur numismatique, parfois une part importante. Nous voyons régulièrement des pièces arriver rutilantes, nettoyées avec les meilleures intentions du monde, qui auraient valu davantage sales.

Si vous avez des papiers (certificat d’achat, facture, ancien courrier de succession, bordereau d’estimation d’un autre professionnel), prenez-les. Ils ne sont pas obligatoires, mais ils font parfois gagner du temps, et sur les pièces ils donnent des indications utiles.

Faut-il prendre rendez-vous ?

Non. Vous pouvez passer directement pendant les horaires d’ouverture, sans prévenir. C’est même le cas le plus fréquent.

Le seul moment où un appel préalable a du sens, c’est quand vous venez avec du volume : une collection entière, un lot de succession, plusieurs dizaines de pièces. Là, l’expertise prend du temps et il vaut mieux qu’on vous réserve un créneau plutôt que de vous faire attendre entre deux clients. Un coup de fil au 06 09 60 81 47 suffit.

Le tri, puis l’identification

On commence par étaler. Tout sort de la boîte et on sépare : l’or d’un côté, l’argent de l’autre, le plaqué et le doublé à part, et ce qui n’est ni l’un ni l’autre encore ailleurs. Cette étape surprend souvent parce qu’elle se fait devant vous et qu’on commente à voix haute.

C’est aussi le moment où l’on vous rend des choses. Beaucoup de gens apportent des bijoux fantaisie qu’ils croient en or, ou au contraire ignorent qu’une petite médaille de baptême oubliée au fond vaut quelque chose. Les deux arrivent dans la même semaine.

Le titre se vérifie ensuite. Le titre, c’est la pureté du métal, exprimée en carats. On regarde d’abord les poinçons quand ils sont lisibles (tête d’aigle pour le 18 carats en France, hibou pour l’or importé, et toute une série de marques plus anciennes), puis on contrôle. Nous achetons de 8 à 24 carats. Chez les particuliers, l’écrasante majorité de ce qu’on voit est du 18 carats, avec du 22 sur les bijoux d’origine étrangère et sur certaines alliances anciennes.

La pesée

Balance de précision certifiée, au gramme près, posée sur le comptoir, écran tourné vers vous.

On pèse par lot homogène : tout le 18 carats ensemble, tout le 22 ensemble, l’or dentaire à part. Vous voyez le chiffre s’afficher en même temps que nous. Il n’y a pas d’arrière-boutique dans cette histoire, et c’est volontaire : une estimation qui se fait hors de votre vue n’a aucune raison d’inspirer confiance.

Le calcul du prix

Le prix de rachat part du cours officiel du jour, actualisé en temps réel sur les cotations internationales. Ce cours bouge en permanence, ce qui explique qu’une estimation donnée un mardi ne soit pas exactement celle d’un jeudi.

À partir de là, le calcul est mécanique : poids multiplié par titre multiplié par cours, moins la marge de l’acheteur. Nous vous détaillons l’offre ligne par ligne, par type d’objet, pas en un chiffre global. Vous devez pouvoir refaire le calcul chez vous si l’envie vous prend.

Le moment où le poids ne suffit plus

Sur les bijoux, l’affaire s’arrête là. Sur les pièces, elle commence.

Un napoléon 20 francs, un louis d’or, un souverain britannique, un krugerrand : ces pièces ont une valeur métal, évidemment, mais elles ont aussi une valeur de collection qui peut la dépasser. Tout dépend du millésime, de l’atelier de frappe et de l’état de conservation. Deux napoléons de même poids peuvent valoir du simple au double selon l’année et la lettre d’atelier.

C’est là que notre expertise numismatique entre en jeu, et c’est la vraie différence avec un simple comptoir de rachat au gramme. Si votre pièce présente un intérêt pour les collectionneurs, nous vous le disons et nous vous proposons une estimation qui en tient compte. Nous vous le disons aussi quand ce n’est pas le cas, parce qu’une pièce très courante en état moyen ne vaut effectivement que son poids, et vous faire croire l’inverse n’aiderait personne.

L’offre, et le droit de dire non

Vous repartez avec une offre claire. Écrite. Vous êtes libre de l’accepter ou de la refuser sur place, sans avoir à vous justifier, sans frais, sans que ça change quoi que ce soit à l’accueil que vous recevrez la prochaine fois.

Aller comparer ailleurs est une démarche parfaitement saine et nous ne la prenons jamais mal. Un conseil quand vous le faites : comparez le prix au gramme pour un titre donné, pas le total. Les totaux ne sont comparables que si le tri a été fait à l’identique, ce qui est rarement le cas.

Si vous acceptez

Trois choses se passent.

Un bordereau de rachat est établi et signé. Il détaille les objets, les poids, les titres et le montant.

L’opération est inscrite sur le registre des rachats de métaux précieux, comme la réglementation l’impose à tous les professionnels du secteur.

Le règlement part par virement bancaire. Uniquement par virement : la loi du 29 juillet 2011 interdit le paiement en espèces pour le rachat de métaux précieux, quel que soit le montant. Si un acheteur vous propose du liquide, il est hors la loi, et vous devriez y voir un signal plutôt qu’un avantage.

Enfin, vous disposez d’un délai de rétractation de 48 heures à compter de la signature du bordereau. Pendant ces deux jours, vous pouvez revenir sur votre décision et récupérer vos objets. Vos objets restent d’ailleurs identifiés et non transformés pendant ce délai.

Combien de temps ça prend

Pour quelques bijoux, comptez une quinzaine de minutes, le temps de trier, peser, calculer et discuter. Pour une succession complète ou une collection de pièces, prévoyez plus large et appelez avant.


Ce qui revient le plus souvent, à la fin, c’est une phrase du genre : « en fait je repoussais ça depuis deux ans ». Les boîtes à biscuits attendent longtemps dans les tiroirs. Si vous voulez juste savoir ce que contient la vôtre, sans intention de vendre, venez quand même : l’estimation est gratuite et personne ne vous demandera de vous décider.

Notre boutique est au 13 avenue de la Libération, à Monistrol-sur-Loire. Nous recevons aussi à Yssingeaux.